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 personnages à découvrir : vieux métiers

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Gisèle
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MessageSujet: personnages à découvrir : vieux métiers   Lun 10 Jan - 8:01





Métiers d'autrefois ??????

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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Mar 11 Jan - 2:38

à tout hasard hésitation

Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
Raccommode objets de valeur
Choses modernes, choses anciennes
Je répare bien des malheurs
Ainsi j'évite bien des peines
Je suis le raccommodeur
De faïence et de porcelaine
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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Mar 11 Jan - 7:45



Réparateur de Faïence

Les réparateurs de faïence eurent du mal à faire reconnaitre leur profession,les fabricants de poteries voyaient en eux de sérieux concurrents à leur prospérité. on vit un marchand vendant en boutique se jeter sur un raccomodeur installé plus loin et saccager son étal et briser les quelques morceaux de poteries en réparation

La faïence était réparée avec de la colle et des attaches en fil de fer.La porcelaine faisait l?objet de plus de soins, étant donné le prix le prix souvent lié à la rareté de la pièce que le client confiait presque à regret au réparateur. Pour les vases de Sèvres ou de Chine on utilisait un mastic composé de céruse et de blancs d?oeufs qui résistait à l?eau bouillante.Porcelaine tendre sans kaolin,dure,émaillée ou vitrifiée, à grand feu ou à petit feu,le réparateur fort de son savoir-faire raccommodait. Suivant foires et marchés, se déplaçant à la demande,il travaillait à façon.


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Mar 11 Jan - 7:49





Autre métier:


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Ven 14 Jan - 6:44

Ramasseur de chiens

Fonctionnaire préposé à la capture des chiens errants et à leur transport à la fourrière.

Il les pourchassait autour des poubelles, muni d'une sorte de perche terminée par un lasso.
Un véhicule à deux roues semblable à une cage emmenait les animaux captifs vers la fourrière





En Provence on l?appelait le ciapacan
Ce nom provençal (qui dériverait de l'italien acchiapacani,attrape chiens) servait aussi à désigner un individu un peu marginal qui vivait du commerce des chiens qu'il attrapait dans les rues et revendait pour leur peau.

Pauvres bêtes....!

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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Ven 14 Jan - 6:46

La première société protectrice des animaux fut fondée à Londres en 1824. Deux ans plus tôt. Richard Martin avait fait passer une loi sanctionnant les auteurs de mauvais traitements envers les animaux.
La société fondée à Paris en 1845 par les docteurs Pariset et Dumont et reconnue d?utilité publique le 22 décembre 1850, s?est donné pour tâche principale de veiller à l?application de la loi Grammont. I'équivalent francais du Martins?Act de 1822. Cette loi du 2 juillet 1850 porte le nom de celui qui en a conçu le projet. le general Jacques-Philippe Delmas de Grammont (1796-1852), deputé de la Loire à I?assemblée. Son article unique dispose que ceux qui auront exercé publiquement et abusivement de mauvais traitements envers les animaux domestiques seront punis d?une amende el passibles d?emprisonnement.
Le premier combat de cette association se porte vers la protection des chevaux. Au fil des années, la SPA grandit en même temps que l'intérêt porté aux animaux par la société de l'époque.
Un premier pas pour construire et faire évoluer l'action de l?association jusqu'en 1881 date à laquelle Guy de Maupassant lance un appel pour créer le premier refuge SPA.
En effet devant le nombre d'abandons d'animaux de compagnie (chiens et chats), la SPA devient une association indispensable pour les Français.
Très vite, en 1905 le combat de la SPA se diversifie notamment en dénonçant les expérimentations animales sur les chiens.
En 1903, le premier refuge SPA est créé à Gennevilliers (92).


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Ven 14 Jan - 6:56

Une petite histoire des marionnettes


Autrefois, marionnettistes du théâtre
de marionnettes permanent de Palerma.


Qui ne s'est pas senti, un jour, ému devant un spectacle de marionnettes? Qui n'a pas de souvenirs de ces petites poupées articulées auxquelles une main habile donnait vie? Les marionnettes ont égayé notre enfance et celle de nos ancêtres. Comment pourrions-nous rester insensibles à leur souvenir? Comment ignorer que les personnages qui ont fait nos délices lorsque nous étions enfants avaient auparavant charmé nos grands-parents et les grands-parents de leurs grands-parents

Car, si les noms changent, les types restent. Les marionnettes ont une longue et fascinante histoire.

Avant toute chose, il convient de préciser ce qu'est une marionnette. En français, le mot nous vient du Moyen-Âge et désigne à l'origine une petite poupée figurant la vierge Marie d'où le surnom de "petite Marie". Certains auteurs prétendent que leur nom proviendrait plutôt d'un montreur italien appelé Marion qui les auraient introduites en France. Cela est douteux.

Dans les autres pays d'Europe, on désigne les marionnettes sous des vocables qui signifient "poupée qui joue". Ainsi, en allemand, on les appelle puppe; en anglais, puppet pour tous les types, sauf la marionnette à fils qu'on appelle aussi marionnette; en espagnol, titere; et en italien, puppazi ou encore burattino ou fantoccino, selon qu'elles soient à gaine ou à fils.



Marionnettes siliciennes en bois, XIXe siècle.


La marionnette, en elle-même, se présente comme une figurine articulée que l'on peut manipuler directement, comme c'est le cas avec les marionnettes à gaine,



ou indirectement à l'aide de fils


ou de tiges.


Pour être façilement manipulables, les marionnettes sont constituées de matériaux légers et souvent, hélas, fragiles.

La fragilité des marionnettes rend leur conservation difficile et c'est une des raisons pour lesquelles il est si hasardeux de fixer avec précision leur origine. En effet, plus on remonte dans le temps, moins on retrouve de marionnettes. De plus, les témoignages écrits qui s'y rattachent sont peu nombreux. Malgré ces difficultés, il est bon de noter que de nombreux musées possèdent des marionnettes datant de l'Antiquité ce qui tend à démontrer qu'elles devaient être très nombreuses et donc populaires. De plus, si les témoignages détaillés qui s'y rapportent sont peu nombreux, il y en a un bon nombre qui, plus brefs et anecdotiques, en font mention.

Quoi qu'il en soit, on peut affirmer sans risque d'erreur que les marionnettes n'ont pas une origine matérielle commune. Elles apparaissent à des époques différentes chez des peuples qui n'ont pas de liens connus. Ainsi on les retrouve, bien sûr, en Europe et en Asie, mais aussi en Afrique (en Égypte notamment) et aux Amériques. on retrouve aussi des poupées articulées - dont on ne peut affirmer avec certitude qu'il s'agit bien de marionnettes - un peu partout sur la planète. on en retrouve tant en Polynésie (à Hawai, par exemple) que chez les Inuits de l'Arctique.

Mais pour l'essentiel les marionnettes et l'art de leur manipulation se sont surtout développés en Asie et en Europe. Il est fascinant de constater que, partout où elles ont évolué, elles l'ont fait d'une manière très similaire. Tout d'abord, les marionnettes servent essentiellement à des fins religieuses. on s'en sert pour illustrer les mythes fondateurs de la religion. Plus tard, elles se sécularisent en racontant les exploits des héros légendaires. Elles finissent par se rapprocher de plus en plus du quotidien des gens, essentiellement par le biais de l'humour et de la fantaisie. Il va de soit que ces trois grandes divisions ne sont pas mutuellement exclusives et qu'elles ne servent qu'à schématiser l'évolution des marionnettes.


C'est probablement en Asie qu'apparurent les premières marionnettes. Cela se passait il y a environ 4000 ans! L' Inde et la Chine en furent le berceau, mais elles essaimèrent assez rapidement dans tout le continent asiatique. D'abord, elles suivirent les traces de la poussée expansioniste de l'hindouïsme. Ensuite, elles suivirent de la même façon la croissance du bouddhisme. Dans chacune des régions où elles s'implantèrent, elles acquirent des caractéristiques locales. Cela est particulièrement évident en Indonésie et au Japon.

Ce rapport entre les marionnettes et la religion est important principalement pour trois raisons. La première, c'est qu'il s'agit d'une constante que l'on retrouve chaque fois qu'on tente de retracer l'origine des représentations de marionnettes dans une société quelconque. La seconde, c'est que les marionnettes mettent l'humain en contact avec son imaginaire plus que ne peuvent le faire des acteurs de chair. La troisième est que le théâtre de marionnettes à cause de ses liens avec la religion a probablement précédé le théâtre d'acteurs. Des indices nous amènent à penser qu'avant d'être profane le théâtre fut sacré et qu'avant les acteurs en chair et en os il y eut les acteurs en bois: les marionnettes!
L'utilisation de la marionnette à des fins religieuses et l'influence de la marionnette sur le théâtre se retrouvent aussi en Occident et cela dès les temps les plus anciens. La Grèce, berceau de la civilisation occidentale, connut peut-être les marionnettes par le biais des Egyptiens. Quoi qu'il en soit, les Grecs de l'Antiquité se sont rapidement libérés de l'influence de la religion sur leur théâtre. Néanmoins, il ne faut pas oublier qu'à ses débuts les acteurs tragiques ressemblaient à de vraies statues. Haussés sur les épaisses semelles des cothurnes, le corps tout entier rembourré de coussins, la tête dans un masque à l'expression figée, ils ressemblaient plus à des marionnettes géantes qu'à des hommes.
Les marionnettes entretiendront ainsi des rapports singuliers avec la religion et le théâtre au cours de leur Histoire. Ces relations varient suivant les pays et les époques bien sûr et il serait illusoire de croire que l'on peut tout dire sur ce sujet en quelques lignes.
Très tôt en Grèce, les marionnettes ont perdu tout caractère sacré. Plutarque témoigne qu'elles étaient abondamment répandues pour l'amusement des enfants et les adultes. Xénophon dit que les raffinés s'en distrayaient au cours de banquets. Quant à Diodore de Sicile, il reproche à de grands personnages l'amour excessif qu'ils leurs portent.


Maccus

Plus tard, les Romains les adopteront et continueront à en faire un divertissement populaire. Il les appelleront: "imagunculae", "simulacra" et "oscilla". Un personnage très populaire s'appelait Mucci ou Maccus. Nous le retrouverons sous le nom de Polichinelle. Dans l'ensemble, les marionnettes seront dédaignées des intellectuels, tels que Marc-Aurèle qui les méprise, et ne toucheront plus que les enfants et les gens de faible condition sociale. A cette époque, Rome est le centre du monde. Les rues sont pleines d'étrangers venus des quatre coins de l'Empire et résonnent de cris et de mots dits en tellement de langues qu'on pourrait se croire au lendemain de la chute de la tour de Babel.

Pour se faire comprendre d'un tel public, les montreurs font mimer l'action qu'ils décrivent par leurs marionnettes qui, elles, restent muettes. Cette façon de faire perdurera jusqu'au Moyen-Âge.


Marionnettes de tables au moyen age


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Ven 14 Jan - 21:35

Sardinière

Personne travaillant dans une sardinerie (conserverie de sardines).

Les conserveries fleurissent vite sur tout le littoral breton : en 1825 à Lorient (suivie d?une deuxième en 1830), en 1840 à Concarneau et à La Turballe, en 1850 au Guilvinec. Douarnenez, qui hésite à investir dans ces usines, n'en sera dotée qu'en 1853 (un échec rapide, car le fabricant utilise pour rester "traditionnel" et ne pas effrayer des boîtes en... bois, peu étanches !) puis en 1860, cette fois pour de bon.
Du Finistère à la Vendée, on compte en 1880 près de 160 usines (concentrées surtout dans le Finistère et le Morbihan). Elles emploient 13 500 sardinières (dont 3 000 à Douarnenez seul) et 1 500 ferblantiers.

Aux anciennes ouvrières des presses, qui se reconvertissent tout naturellement, progressivement, aux conserveries modernes, et qui forment "l'élite", viennent s'ajouter souvent des femmes de la campagne, auxquelles on ne confie que les tâches subalternes : séchage, charoyage... Que faut-il pour être embauchée ? Les femmes du littoral sont privilégiées, mais les exigences des patrons se placent aussi sur des points étonnants : pour être prise, il faut porter la coiffe !



Ce n'est pas une mesure de folklore ou pour montrer que l'on est "une femme bien" (la femme "en cheveux" n'est pas respectée), mais pour des questions d'hygiène : les cheveux ne tombent pas dans les conserves... Les petites filles la portent donc dès leur entrée, à dix-douze ans, parfois plus tôt.




Les divers métiers de la conserverie


Il n'y a pas un travail de sardinière mais plusieurs : au bas de l'échelle, les bouillottes, qui ont pour tâche de faire bouillir les boîtes une fois soudées et de les essuyer. Ce sont souvent des vieilles femmes, jusqu'à quatre-vingts ans ; elles travaillent assises. Un peu au-dessus, les charoyeuses, sortes de manoeuvres qui apportent le poisson frais, les cuiseuses, les sécheuses,




les saleuses, enfin les emboîteuses-étêteuses. Toutes sont sous la surveillance de la contre-maîtresse. Les sardines, préalablement cuites (souvent la nuit, par les petites filles), sont salées, vidées et étêtées, puis trempées dans la saumure, lavées, séchées, frites à l'huile, enfin emboîtées manuellement.




C'est là une charge qui demande doigté, coup d'oeil, expérience et rapidité, et est la mieux considérée.
Les boîtes, au début soudées par des ferblantiers, sont à partir du début du XXème siècle serties ; ce nouveau métier est plus facilement exercé par les femmes (il y avait quelques soudeuses, mais c'étaient surtout des hommes). Les sertisseuses achèvent de féminiser totalement la profession.




Tableau d'Alfred GUILLOU, "Les Sardinières de Concarneau", Musée des Beaux-Arts de Quimper :

"Une demi-douzaine de belles filles qui s'avancent bras-dessus, bras-dessous, riant à pleines lèvres, chantant à pleine voix, prodiguant autour d'elles les oeillades sournoises et se laissant lutiner par quelques gars audacieux. C'est la sortie de l'usine ; ce sont les Sardinières de Concarneau prenant ensemble le bon air de la mer avant de regagner leur logis..." (in Le Finistère, 7-9 avril 1896). Une image folklorique et profondément décalée de la vie maritime concarnoise, dont l'angélisme et le caractère idyllique renforcé encore par une lumière méridionale quelque peu anachronique, est bien éloignée des dures réalités d'une pêche alors en crise.



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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Sam 15 Jan - 22:06

Moutardier


Celui qui fait et vend de la moutarde.




Moutardier à Dijon

Le métier de moutardier fut érigé en corporation le 28 Octobre 1394. En 1514, Louis XII érige en corps de métier les « Saulciers-vinaigriers-moutardiers », joints aux « distillateurs en eaux de vie et esprit de vin ». Le commis moutardier parcourait les rues, roulant dans sa brouette le baquet de moutarde ; Celle ci ne devait se faire qu?avec « bon vinaigre et sènevé franc ».

La moutarde est une plante.

Cette plante se divise en plusieurs variétés dont quatre sont très répandues :
- la moutarde sauvage ou moutarde des champs (Sinapis Arvensis L.) considérée comme une mauvaise herbe très résistante,
- la moutarde blanche (Sinapis alba L.) à écorce blonde dont les graines sont cultivées pour l'ensilage et comme engrais vert,
- la moutarde noire (Brassica nigra K.), longtemps utilisée pour la fabrication du condiment et des sinapismes mais qui n'a qu'un faible rendement,
- et la moutarde brune (Brassica Juncea) dont l'utilisation se répand au début du 20e siècle et quiconstitue principalement le condiment actuel.
Elle s'accommode de diverses façons : feuilles cuites comme les épinards, graines utilisées en épice comme le poivre et plus tard en condiment.

TECHNIQUE DE FABRICATION
La graine minuscule de Brassica nigra devient piquante lorsqu'elle passe par un processus chimique. Les graines écrasées plongées dans un liquide (vinaigre, vin blanc, etc) fermentent . Le liquide utilisé à l'origine pour effectuer cette fermentation est le vinaigre.
Le vinaigre, c'est-à-dire le vin aigri, était en usage avant le XIIIe siècle : on en connaissait de diverses espèces. Depuis longtemps la moutarde de Dijon est renommée : Champier, qui vivait sous François Ier, c'est-à-dire au XVIe siècle, nous apprend qu'elle s'envoyait sèche et en pastilles. Quand on voulait s'en servir, on délayait une de ces pastilles dans du vinaigre : c'était ce vinaigre qu'on appelait vinaigre de moutarde. Les vinaigriers allaient par les rues, demandant s'il y avait de la lie de vin à vendre ; car ils s'en servaient pour la composition de leurs vinaigres.




En fait, la fabrication de la moutarde se résume en trois étapes :
1- Broyage de la graine
2- Malaxage avec le vinaigre
3-Tamisage

Après fabrication, la pâte est colorée en jaune d?or par addition de Curcuma,
plante des Indes dont le colorant, la curcumine , servait à colorer en jaune la robe des moines bouddhistes. La moutarde est fabriquée à Dijon depuis 1347, mais l?appellation « moutarde de Dijon » n?est qu'une appellation générique sans garantie d'origine.
La production de moutarde n'est pas exclusivement liée à Dijon car les pots eux-mêmes nous apprennent qu'en France, le moindre épicier de village fabriquait aussi de la moutarde.


Dijon prépare deux sortes de moutarde,la commune et la fine.La première est obtenue au moyen du vinaigre,la seconde par du verjus. Celle-ci est la véritable .moutarde de Dijon.Le verjus se fait en octobre, avec les raisins que l'on a laissé sur les ceps parce qu'ils n'arrivent pas à maturité;c'est une production importante de la Côte où s'effectue le broyage des grappes.On met à la fois au moulin la graine de moutarde et le verjus;il en sort une pâte à demi liquide que l?on passe au tamis mécanique-le moulin-tamis-aux mailles d?une finesse extrème. La partie qui a traversé le tamis est la moutarde de Dijon??
Ardouint Dumazet. Voyage en France.1901



Et pour finir une définition de moutardier,sens figuré:
Il se croit le premier moutardier du pape, se dit d'un Homme médiocre qui a une grande opinion de lui-même, qui affecte de l'importance.


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Lun 17 Jan - 7:15

En effet au 19ème et début du 20ème siècles, on voit apparaitre sur certains actes le métier de "scieur à la mécanique"

Scieur


A partir du XIXème siècle, aux côtés des scieurs de long , apparaissaient dans les coupes les scieries ambulantes, avec leur banc de scie à lame circulaire ou à lame sans fin, la scie à ruban, et la grosse chaudière à vapeur montée sur quatre roues, tirée par des chevaux ou des boeufs les déchets de bois nourrissaient le foyer de la locomobile.



Les décennies passant, aux chevaux vapeur, succédèrent les moteurs diesels puis électriques.
Les progrès en matière de transport ont favorisé le débardage des grumes, il devenait plus économique de déplacer les troncs vers les scieries. Au départ il s?agissait de moulins scieries



Nombre de scieries existant actuellement, ont été, à l'origine, créées par ou grand-père scieur de long entreprenant, qui s'était reconverti et avait suivi l'évolution dictée par les temps modernes.



Actuellement, voici le travail d?un scieur dans une scierie:
Pour les grumes le conducteur de scie utilise une scie à ruban et a comme objectif d?extraire du billon ou de la grume les principales pièces de bois visualisées par le scieur au moment du tronçonnage de la grume. on l?appelle alors le scieur de tête, et son expérience est capitale pour obtenir le meilleur rendement. Ce premier sciage permet de distinguer les pièces principales des sciages secondaires. Ces sciages secondaires, appelés des relèves, sont repris par une deuxième scie appelée " scie de reprise ". Comme la scie de tête, c?est souvent une scie à ruban, mais on peut également utiliser une scie circulaire. Le scieur de reprise doit valoriser au maximum ces chutes en obtenant différentes pièces de bois plus petites que les éléments principaux. Certains bois trop petits pour être sciés, sont valorisés par le procédé du canter. Ce procédé permet l?enlèvement et le déchiquetage des croûtes en une seule opération grâce à plusieurs couteaux disposés sur un disque de forme conique. Les billons équarris sont ensuite sciés en plusieurs petites planches en une seule fois grâce à une multi-lame circulaire. Un conducteur de scie doit bien connaître les commandes numériques et l?informatique qu?il utilisera plus ou moins en fonction de la technologie utilisée.


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Mar 18 Jan - 6:49

commençons par un historique de la broderie



La broderie existe depuis une époque très reculée. La plus ancienne toile brodée connue provient d'Égypte! Il furent, tout comme plusieurs peuples méditerranéens de l'Antiquité, de talentueux brodeurs. Cependant, il nous reste peu d'exemples de broderie de cette époque, et l'histoire de cet art est difficile à reconstituer avant le VIe siècle apr. J.-C. La broderie fine se développa aussi en Perse, à Babylone, en Palestine, et en Syrie.

Mais c'est au Moyen Âge que commence la véritable histoire du point de croix. Ainsi, dans la Byzance médiévale, les habits de la cour, les vêtements sacerdotaux, sont brodés à partir de modèles d'origine persane. L'influence de l'Art byzantin allait s'étendre en Europe (surtout dans le Sud de l'Italie). on retrouve les modèles byzantins dans les broderies ecclésiastiques du Saint Empire dès le X ème siècle.



La broderies médiévale la plus célèbre et la plus grande est la tapisserie de Bayeux, (d'un point de vue technique, il s'agit d'une broderie et non d'une tapisserie), réalisée au cours du XIe siècle, elle évoque, en laine de couleur sur une toile de lin, la conquête normande de l'Angleterre en 1066.



Il est prouvé qu'entre le Xème et le XIIIème siècle les châtelaines, dans leurs attentes interminables, copiaient au point de croix les motifs des tapis que leurs époux, entre 2 croisades, ramenaient d'Orient. Les broderies étaient des bordures ornementales, naturellement géométriques, des ourlets et des manches de vêtements masculins et féminins.
toile lin brodée andalousie 11e siècle


A l'époque de la Renaissance, le point de croix se répand dans tout l'Europe et devient une des bases de l'éducation féminine, favorisée par l'Eglise, grande consommatrice pour ses propres ornements, de broderies en tous genres. C'est alors que naît le sampler ou marquoir, un morceau de tissu sur lequel les jeunes filles s'exercent à broder des grecques, des fleurs et des symboles religieux. Les marquoirs restent dans le patrimoine familial de génération en génération, s'accumulent et finissent par former de véritables encyclopédies que l'on consulte pour trouver le motif le plus adapté au travail du moment. Le plus souvent en lin, ils sont brodés avec des fils de soie ou de laine, ton sur ton, le coton étant encore très rare en Europe et les couleurs très peu nombreuses dans le commerce. Les dessins sont disposés au hasard et les samplers n'ont pas encore cet aspect de tableau qu'ils auront par la suite.





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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Jeu 20 Jan - 7:22

Une mécanicienne est une femme qui travaille sur une machine.

Si aujourd'hui on pense plutôt à une mécanicienne automobile



il n'en était pas de même autrefois.

Selon le Littre, (mise à part la définition de:
femme qui possède la science appelée mécanique. , qui n'est pas une profession...)
une mécanicienne est:"une ouvrière qui sait faire marcher une machine à coudre, qui sait travailler avec une machine à coudre. "

on parlera donc de couturière mécanicienne.



Ou bien de mécanicienne en confection si elle travaille dans un atelier.



Dans un atelier, les mécaniciennes assurent le montage du vêtement.
Chaque mécanicienne est postée à sa machine, doit être capable d'effectuer une couture sur n'importe quel type de machine à coudre. Elle réalise une fraction déterminée d'opérations de préparation, de décoration et de montage en série ou à l'unité d'articles de l'habillement ou d'autres fabrications à base d'étoffes : tentes, bâches, parachutes...
Elle intervient après la coupe : les paquets de pièces sont répartis et distribués par des manutentionnaires ou par convoyeur mécanisé au sol ou aérien auprès de chaque poste de travail. La mécanicienne doit alimenter sa machine en fil, monter les aiguilles, régler la tension des fils et la longueur du point selon les indications de la monitrice.
Elle prend alors les pièces à assembler, effectue la couture, passe à la pièce suivante et recommence l'opération. Les pièces montées sont entassées dans une corbeille pour être portées au poste suivant par une manutentionnaire, ou se déplacent mécaniquement.
Les machines professionnelles sont spécialisées : piqueuse plate, surjeteuse-surfileuse, remailleuse, brodeuse, machines spéciales (boutonnières, pose de boutons, points d'arrêt, thermocolleuse...). Certaines machines demandent plus d'attention et de dextérité que d'autres. A chaque étape du travail, une contrôleuse vérifie la qualité. En bout de chaîne, une visiteuse contrôle le montage et assure la finition : coupe des fils, dépassements d'étiquettes...

Il y avait aussi des mécaniciennes qui travaillaient sur d'autres machines que les machines à coudre.Par exemple dans une filature il y avait la fileuse mécanicienne qui devait s'occuper de 300 broches du métier à filer environ,travail pénible car il s'effectuait debout pendant de longues heures sous une chaleur étouffante.


Amicalement

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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Ven 21 Jan - 20:32

Matelassier(ère)

Celui, celle qui fait et qui refait des matelas








L'histoire du matelas est lié à celui du lit.
Le mot lit est issu du latin lectus, que Festus dérive de legere, pris dans la signification d'amasser, parce qu'on ramassait les choses dont il était primitivement composé, c'est-à-dire des feuilles et de la paille. La sédentarisation de l'homme a sans nul doute poussé ce dernier à rechercher des formes plus complexes que la simple couche posée au sol pour des raisons aussi diverses que : s'extraire de l?humidité du sol, se protéger des animaux, se cacher de la lumière, se reposer à l'abri, Les lits des Grecs étaient déjà constitués d'une couchette sanglée, garnie de matelas et de couvertures.
Il y a toujours eu deux types de lit : ceux des riches et des nobles et ceux des populations plus ordinaires.Au Moyen Age,pour les premiers, l'usage du lit, raffiné et extravagant, qui existait dans les civilisations anciennes, va continuer sous d'autres formes. Pour les seconds, les lits les plus courants étaient un sac de toile, de la paille et un endroit où dormir. on cherche le confort de la chaleur pour passer la nuit.





Avec la Renaissance, les chevets de lit vont devenir des supports de décors sculptés. Du fait de sa valeur, le lit fait désormais partie du mobilier familial et on le mentionne souvent dans les testaments.
Pour ceux que ça intéresse:

http://www.meublepeint.com/histoire-lit.htm

Donc durant des siècles, on dormit sur des paillasses bourrées de varech, de balle d'avoine ou de paille,posées directement sur le bois du fond du lit,ordinaire ou plus raffiné.
Le matelassier permit d'introduire un plus grand confort dans les foyers. Les matelas furent alors remplis de crin, de bourre ou de laine.

Voyons en ce qui concerne la laine.
Le matelassier était souvent ambulant, surtout en milieu rural (mais pas seulement)


Matelassière ambulante à Toulouse.


Une autre à Paris.

En milieu rural,le matelassier se rend dans les fermes pour rénover les matelas.
Ou bien le matelassier installe son métier à carder(1) sur la place du village et se met au travail.Il utilise de la laine préalablement lavée . Déjà, la laine, nettoyée de ses impuretés et aérée après être passée sous cette étrange planche munie de gros clous et mue par la main de l'homme,le peigne à carder, s'amoncelle. Il y en aura bientôt assez pour confectionner un matelas.







Matelassier en train de carder


Matelassière lozérienne peignant la laine

La confection d?un matelas occupe une journée entière. Après le cardage qui dure de une heure et demi à deux heures, vient le moment important du remplissage de la toile : le matelas est mis en forme et la laine doit être harmonieusement répartie pour un bon équilibrage et assurer par la suite le meilleur confort possible. Il faut 21 à 22 kg de laine pour un matelas deux places. Cette seconde phase achevée, il passe au long travail de couture des bourrelets qui maintiendront la laine sur les côtés et contribueront à l?esthétique du matelas.



Enfin, dernière opération, le capitonnage permet de maintenir la laine à l?intérieur même du matelas, à l?aide de deux capitons de tissus reliés par un fil ( 24 paires pour un matelas de 140 cm)


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Ven 28 Jan - 6:48

Gardian

Le gardian (du provençal gardian, littéralement « gardien » est le gardien d'une manade camarguaise ou troupe de taureaux ou de chevaux élevée en semi-liberté et appartenant à un manadier. Pour le Code du travail, le gardian est un ouvrier agricole.



Au XIXe siècle et au tout début du XXe, le gardian ou bouvier est un ouvrier agricole occupant le bas de l'échelle sociale du monde rural camarguais. Il appartient à la masse des manouvriers qui louent leurs bras dans les campagnes françaises. Il est attaché à un domaine, le mas, et travaille sous les ordres d'un régisseur ou baile-gardian, sinon du maître lui-même (le pelot ou mèstre). Il n'est propriétaire ni de son cheval (quand on lui en confie un), ni de sa cabane (construite par un artisan sur les instructions du maître).




Héritières des premières cabanes d'habitation apparues au XVIe siècle en Camargue et apparentées aux cabanes de roseaux qui parsemaient au XIXe siècle le littoral languedocien et roussillonnais, les cabanes de gardians étaient construites à l?aide des matériaux végétaux disponibles localement, et ce uniquement pour des raisons de coût.



Les matériaux nobles, acheminés depuis les régions limitophes, étaient réservés à la construction des mas.

Le rôle principal du gardian est de garder les bious ou taureaux lorsqu'ils se sustentent, ce qu'il fait à pied et avec un bâton (le calos) ou de trier le bétail, ce qu'il fait à cheval et avec un trident (ficheiroun), longue gaule de frêne ou de châtaignier armée d'une douille conique en fer terminée par trois pointes.. Pour cette raison, il est souvent appelé gardo-bèsti (« garde-bêtes ».



Un autre outil est le seden, corde tressée avec du crin de jument et servant de lasso pour capturer le cheval dans la manade et de licol pour l?attacher.
La selle camarguaise, différente de sa cousine anglaise, comporte un troussequin élevé en forme de dossier et un pommeau également élevé.
Les étriers du gardian sont en forme de cage de façon à ce que le cavalier, en cas de chute, ne reste pas accroché et se dégage facilement.


Avant le XXe siècle, les gardians ont une tenue adaptée à leur travail et à la saison; Ils sont souvent en sabots.C'est le Marquis de Baroncelli ,promoteur du folklore camarguais dans la première moitié du XXe siècle, qui impose aux gardians amateurs un costume bien précis, afin de donner plus d'unité et d'allure à leur troupe lors des fêtes gardianes. Ce costume comprend une veste de velours noir à soutaches, un pantalon en tissu « peau de taupe » avec liseré noir, une chemise imprimée de couleurs vives, une ceinture (taiolo ou taillole), un grand chapeau de feutre noir (valergo ou valergue), une cravate (régate).Même le type de monture est spécifié : un cheval de race Camargue uniquement. En croupe, une jeune Arlésienne coiffée.



La Confrérie des gardians existe depuis 1513.

Autrefois simple bouvier, il est aujourd'hui principalement éleveur de taureaux et de chevaux, qu'il soit Manadier ou Gardian salarié.

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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Dim 30 Jan - 5:21

Cabaretier

Cabaretier est un métier ancien; c'était le nom donné à une personne qui servait du vin au détail et donnait à manger contre de l'argent.



De tout temps, et sous des noms divers, il y a eu des cabaretiers ; mais ce n'est qu'à une date peu ancienne qu'en France les cabaretiers ont formé un corps de métier, une corporation.
Jusque vers la fin du seizième siècle, on n'avait pas considéré cette profession comme un métier proprement dit, c'est-à-dire entraînant un apprentissage accompli dans certaines conditions, une maîtrise obtenue après certaines épreuves. Pouvait se faire cabaretier qui voulait, en payant certains droits et en se conformant aux ordonnances de police. C'est ce qui est exprimé clairement dans le Livre des métiers d'Etienne Boileau. Ce texte nous prouve même que les taverniers (on ne distinguait pas alors entre ceux-ci et les cabaretiers) pouvaient vendre leur vin au taux qui leur convenait, pourvu qu'ils se servissent des mesures légales ; c'est une liberté qu'ils perdirent dès le quatorzième siècle.
Plusieurs ordonnances réglèrent alors le prix du vin. En 1351 notamment, Jean II fixa le prix du vin rouge français à 10 deniers la pinte, et le blanc à 6 deniers parisis. De même, en 1590, pendant la Ligue, le vin fut vendu, par ordre, le vieux à 6 sous, et le nouveau à 4 sous la pinte. Toutefois, c'étaient là des mesures qu'on ne prenait guère qu'aux temps de calamité publique.
Les statuts des cabaretiers, et par conséquent leur réunion en corps de métier, ne remontent pas au delà de 1587. Henri III donna des règlements communs aux marchands de vin, aux taverniers, aux cabaretiers, et aux hôteliers.
Les taverniers ne pouvaient vendre que du vin « au pot », c'est-à-dire à emporter, comme les marchands de vin. Les cabaretiers, non seulement vendaient le vin au détail, mais donnaient à manger, et, par suite, payaient des droits élevés. Plus tard, ces différences disparurent en partie. Ainsi, une déclaration royale de 1680 permit aux taverniers de vendre des viandes qui avaient été cuites à l'avance par les maîtres rôtisseurs ou les charcutiers : ce privilège s'étendit aux marchands de vin.




Enfin, en 1698, on permit aux taverniers de faire rôtir des viandes, sans toutefois leur permettre d'avoir des cuisiniers à gages. Les charcutiers obtinrent du moins qu'il leur fût interdit d'élever et de tuer aucun porc, ce qui fit que les taverniers durent rester malgré eux les pratiques des charcutiers, et les meilleures sans doute. Il est à peine utile d'ajouter que cette disposition prohibitive s'appliquait également aux cabaretiers, dont toutes ces ordonnances ne faisaient certainement pas les affaires.
Les statuts de 1587 se composaient de trente articles. En 1647, ils furent confirmés et développés en quarante articles. L'élection des quatre gardes du métier, renouvelés tous les ans deux par deux, offre une singularité que l'on retrouve dans quelques autres corporations, celle des drapiers, par exemple. Le nombre des maîtres étant fort considérable, soixante d'entre eux seulement prenaient part aux élections ; l'année suivante, c'était le tour de soixante nouveaux, et ainsi de suite, sans qu'on pût être électeur pendant deux années consécutives. L'apprentissage durait quatre ans ; mais deux ans de service étaient nécessaires pour obtenir le titre de maître.


Garçon cabaretier de Chardin 1738 Collection particulière.

Pour être cabaretier, il fallait être catholique romain. Cette disposition se trouve déjà en 1587 ; en 1647, elle fut maintenue. Les cabaretiers ne devaient recevoir personne chez eux le dimanche pendant les offices, et de même pendant les trois derniers jours de la semaine sainte. Les officiers de police visitaient les boutiques pour s'assurer de l'exécution de ces règlements. En cas de contravention, les cabaretiers étaient passibles de fortes amendes, et même parfois, s'il y avait récidive, de peine corporelles.
Pendant le carême et les jours maigres, aucune viande ne devait être fournie par les cabaretiers à leurs pratiques.
Un fait curieux à noter est que toutes les ordonnances, tous les arrêtés de police réglant la matière, considéraient les cabarets comme des lieux publics exclusivement ouverts pour la commodité des étrangers et d'où les habitants du lieu même devaient être exclus ; cette défense s'étendait surtout aux gens mariés ayant ménage et aux domestiques ; mais cette prohibition excessive était à peu près sans effet. Il en fut presque de même de l'interdiction des jeux de hasard.
Les cabarets devaient être fermés de bonne heure ; les heures variaient seulement selon les ville et les saisons. A Paris, c'était entre six et sept heures de la Saint-Remi (c'est-à-dire du 1er octobre) à Pâques, et entre huit et neuf heures de Pâques à la Saint-Remi. Tels étaient au moins les termes des ordonnances ; mais un avis placardé par le lieutenant de police, tous les ans, au commencement de l'hiver, fixait souvent des limites moins étroites, et même on peut croire que bien des cabarets restaient ouverts une partie de la nuit.
Il fallait une enseigne. La plupart du temps c'était simplement un buisson ou, pour mieux dire, «un bouchon » ; d'où le nom de « bouchon », qui est resté en usage pour signifier un cabaret de chétive apparence.
En 1695, on ordonna aux cabaretiers « de garnir leurs caves de toutes sortes de vin et d'en débiter au public à divers prix, bon vin et droit, loyal et marchand, sans estre mélangé, n'excédant le prix qui sera par nous mis d'année en année ; tous les cabaretiers seront tenus mettre une pancarte où ledit prix sera écrit, à peine de 400 livres parisis d'amende. ».(....)
Les cabaretiers, d'une honnêteté relative, ne voulant point empoisonner leurs pratiques, de crainte de les perdre sans doute, se contentaient de baptiser fortement leur vin.
Un enfant naïf trahit un jour le secret d'un des cabaretiers les plus en vogue. Quelqu'un étant allé lui demander une bouteille de vin à 8 sous, ne trouva au comptoir qu'une fillette de neuf à dix ans. « Nous n'en avons plus à ce prix, dit-elle ; mais attendez un moment, papa va rentrer. Il vous en fera tout de suite ; il y a un puits dans la cave. ».



Le cabaretier devint au fil du temps le propriétaire d'un cabaret où se réunissaient les poètes et les gens d'esprit. À partir du XVIIIème siècle , ces personnes se mirent à fréquenter les cafés, où l'on causait mieux et où l'on buvait moins.


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Sam 5 Fév - 21:49

Histoire de la dentisterie ou odontologie

Les premiers signes connus de la pratique de l'odontologie remontent à -7000 ans au début du néolithique, dans la Vallée de l?Indus, à Mehrgarh dans l'actuelle province pakistanaise du Balouchistan , près de la frontière afghane. La sédentarisation de l'Homme qui marque l'entrée dans le néolithique voit arriver un profond bouleversement dans son régime alimentaire. Durant le temps où l'Homme met au point les nouvelles techniques agricoles pour s'adapter à son nouveau mode de vie, son état de santé général se détériore et, par voie de conséquence, sa santé dentaire également. Le taux en sucre de son régime alimentaire augmente et entraîne le développement de caries, qui étaient jusqu'alors inédites chez l'Homme.
Ce nouvel état sanitaire a fait se développer les prémices de la chirurgie dentaire. Des artisans taillant notamment de petites perles en os,coquillage ou minéraux comme la turquoise, disposent d'outils de grande précision qui permettent de faire des trous de quelques dixièmes de millimètres de diamètre. Ces derniers ont alors servi pour tailler les dents des membres de la communauté malades. C'est ainsi que l'on a retrouvé, dans un cimetierre contenant 225 tombes, les dents de onze personnes ayant subi de telles opérations.
Les chercheurs opérant sur le site de Mehrgarh émettent l'hypothèse que certaines plantes anesthésiantes auraient pu être utilisées en raison de l'intense douleur d'une telle opération si la dentine était atteinte.


Opération dentaire en Perse.

En Asie mineure vers -3000, l'origine des caries est attribuées à des vers ; cette explication est admise pendant plusieurs siècles par de nombreuses civilisations (Egypte,Inde,Grece,Afrique, Moyen-Orient, Europe et même Amérique du Nord).
Le papyrus découvert par Edwin Smith (-3000), qui est le plus ancien document médical connu, contient la description de plusieurs traitements dentaires. Le plus important des textes médicaux de l'Egypte antique, le Papyrus Ebers(-1600 ~ -1500), décrit également des interventions dentaires. Les malformations dentaires chez les enfants sont traitées par l'ingestion de souris écorchées et cuites, ce traitement est transmis et perpétué par les civilisations environnantes comme les Grecs, les Romains et les Arabes. La technique de l'obturation dentaire était également connue, avec notamment des éclats de pierre ou de l'or.


Hesire ,le dentiste noir (règne du Pharaon Jsoser (3ème dynastie))


Des cas de pratiques de soins dentaires ont été découverts dans un cimetière danois(-2500) et en Amérique du Nord avant les premiers contacts européens. En Babylonie , le Code d'Hammourabi fait référence à plusieurs procédures dentaires, ainsi que les frais pouvant être demandés par le praticien.
En Chine, les dents étaient blanchies avec de la poudre à base de musc et du gingembre et les obturations réalisées avec des excréments de chauve-souris.
De nombreux médecins grecs et romains ont écrit sur le traitement des maladies dentaires. on peut citer notamment Hippocrate, Celse, Scribonius Largus, Pline l'Ancien ou encore Claude Galien. Ce dernier va être le premier à décrire avec précision l'anatomie de la bouche avec le nombre de dents, formes et structures. Il découvre notamment les nerfs, les vaisseaux composant les dents, mais malgré tout il considère ces dernières comme des os.



Hippocrate

En ce qui concerne la Rome antique, on sait peu de chose sur la pratique des dentistes et aucune législation n'a été retrouvée. on sait par contre que l'hygiène dentaire était présente, on note également l'utilisation de cure-dents en os et de brosses à dents. Les problèmes d'haleine étaient cachés notamment par la mastication de feuilles de myrrhe ou encore par le rincement de bouche avec du vin. Les bains de bouche avec de l' urine (venue d'Espagne notamment et vendue à prix d'or) était considérés comme bénéfiques. En ce qui concerne les traitements dentaires, les obturations étaient effectuées à l'aide d'ardoise pilée, entre autres. Les dents extraites pouvaient être remplacées par des dents sculptées en ivoire ou en os, fixé par des rubans en or attachés aux dents adjacentes.


Au Moyen Âge ,Al-Razi , l'un des plus grands médecins perses, conseille une hygiène dentaire stricte avec le nettoyage après chaque repas des dents. L'un des pères de la chirurgie moderne, Abu Al Qasim, dans son ?uvre majeure Al-Tasrif y présente des techniques de détartrage, de cautérisation et est le premier à décrire l'extraction dentaire, mais uniquement à réaliser lorsque tous les autres traitements moins invasifs ont échoué. Les arabes pêcheront sur le plan anatomique, car ils s'interdisent la dissection pour des raisons religieuses.



En Europe durant le Moyen Âge il n'y aura pas de découverte majeure. La pratique de médecine devient alors le monopole de l'Église. Mais cela n'empêche pas l'apparition des arracheurs de dents, qui feront de véritables spectacles?
La limite entre la médecine et la superstition n?est pas encore nette. Mais peu à peu, au risque de leur vie, les scientifiques acquièrent des connaissances en anatomie et en médecine.


La Renaissance voit le développement de l'imprimerie, une révolution intellectuelle, artistique et scientifique (Michel Ange, Vinci, Raphaël, Rabelais, Montaigne, Ronsard, Du Bellay). Il y aura des découvertes en pharmacologie, chirurgie, urologie, obstétrique, ophtalmologie.
Les barbiers se retrouvent dans une position difficile. Pour augmenter leurs connaissances, ils doivent nécessairement disséquer. Or ils n'en ont pas le droit. Les médecins les prennent alors comme assistants.
Léonard de Vinci (1452-1519) décrit les rapports des racines des molaires avec les sinus maxillaires. Il donne les premiers dessins exacts que nous ayons des dents. Il essaie de les classer.
André Vésale (1514-1564) décrit la cavité pulpaire. Il croit, comme Celse, que les dents permanentes se développent sur les racines des dents de lait. Il était le médecin personnel de Charles Quint et de Philippe II d?Espagne. Il sera poursuivi par l?inquisition et mourra dans la misère. Il va s?opposer aux idées reçues et mettre en évidence les erreurs anciennes. Il sera un grand médecin et un grand chirurgien. Grâce au microscope, il va montrer la structure de la dent, établir sa différenciation avec l?os et révéler la fonction de la pulpe.
on doit à Bartoloméo Eustachi (vers 1510-1574) le premier livre d?anatomie consacré aux dents. Contrairement à Galien, il ne croit pas que ce soient des os. Il distingue une substance externe corticale dure comme du marbre et une substance intime compacte.
Il y a toutefois une totale absence de structure thérapeutique. Le dentiste opérateur n?existe pas. La seule odontologie opératoire est celle du colporteur et du barbier.
Il faut avouer que les problèmes de santé ne préoccupent pas beaucoup les populations.
Pour en finir avec cette période, il ne faut pas oublier de mentionner Ambroise Paré (1516-1590), né près de Laval. Il fut barbier à Laval puis à Paris. Admis à l?Hôtel-Dieu de Paris en 1533, il devient compagnon chirurgien. Il ouvre une boutique en 1539. La confrérie de St-Côme le demande. Il devient bachelier en 1554, licencié puis maître-chirurgien d?Henri II et de Charles IX. Il va innover de nouvelles techniques. Il reconnaît l?art dentaire comme une vraie spécialité. Mais il pense, lui aussi, que les dents sont des os. Il préconise la ligature des dents mobiles avec des fils d?or ou d?argent. Il décrit aussi les pulpites mais ne donne pas de traitement.



La pratique de l'odontologie moderne commence avec les travaux de Pierre Fauchard et son ?uvre majeure, Le Chirurgien dentiste, ou Traité des dents (1728), où il y présente notamment la pose de dents artificielles et l'utilisation de la fraise pour tailler les dents.



Malgré cela, cet instrument est encore mis de côté au profit du traditionnel marteau et du burin. Il faudra attendre le Xxème siècle pour que le développement d'outils spécifiques prenne vraiment son ampleur. Il établit également une relation étroite entre l'état de santé général d'une personne et sa santé dentaire, et voit dans le sucre l'une des causes des caries. Concernant la politique de traitement, il préconise l'utilisation des plombages pour remplir les cavités et ainsi limiter les déchets alimentaires pouvant s'y coincer. Mais à côté de ces avancées, il préconise les bains de bouche avec de l'urine.
Une avancée technique importante eu lieu en 1789, où un apothicaire eut l'idée d'utiliser la porcelaine à la place de l'ivoire d'hippopotame pour fabriquer des dents artificielles. Cela permit ainsi de les rendre bien plus durables, alors que celles en ivoire se décomposaient.

Les travaux de Louis Pasteur en bactériologie permettent de faire prendre conscience de l'importance de la stérilisation . Mais cette pratique met un certain temps pour entrer dans les m?urs des odontologues, pour n'être véritablement appliquée qu'au XXème siècle.
Le développement de l'anesthésie, avec les travaux du dentiste Horace Wells, qui en 1844 expérimente sur lui-même le protoxyde d?azote, permet d'améliorer la qualité et le confort des patients.


Le Dr. Laird W. Nevius en train d'administrer du protoxyde d'azote

Après les premiers cours d'odontologie vers 1807 donnés par Carl Ringelmann à Nuremberg en Allemagne, la première école spécifiquement dédiée à cette branche de la médecine est ouverte en 1839 à Baltimore auxEtats-Unis. Rapidement, d'autres écoles voient le jour partout dans le monde.



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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Dim 13 Fév - 5:14

Fabricant de papiers peints



Historique

C'est vers l'Asie et plus particulièrement vers la Chine qu'il convient de se tourner afin de retrouver l'ancêtre du papier peint. En effet, c'est aux alentours de 105 après Jésus Christ que l'on retrouve ses premières traces. Ce sont ensuite les Arabes qui vont faire évoluer la technique de fabrication, et ce en l'an 751.

En Europe, les imagiers taillaient, en relief, leur dessins dans une planche de bois dur, pour les reproduire facilement.

Les cartiers - dominotiers fabriquaient des dominos, feuilles de papier ornées de motifs par impression (noir) et coloriage (pochoir, pinceau). Les premières utilisations que l'on donna au papier peint concernaient l'habillage de coffres et de pièces secondaires: les châssis de cheminée, les entresols, les garde-robes, les cabinets d'aisance, les salles de bain, les couloirs, etc. Les pièces principales ou les pièces d'apparat présentaient des décors fastueux, dans lesquels boiseries, fresques peintes, cuirs, soieries, tentures, lambris, marbre et autres matériaux luxueux s'étalaient avec grâce. Ces décors empreints de richesse et d'un goût prononcé pour la beauté de l'art se transmettaient de génération en génération. L'avènement d'un papier peint, applicable sur les murs, au détriment des éléments de décoration usuels, ne fut pas un pari gagné d'avance.

Le papier peint, sous la forme que nous lui connaissons actuellement, est un produit qui a vu le jour au XVIIIe siècle.
Le papier peint suscita un engouement certain, grâce à la France, entre autres, qui en développa la manufacture. Dès 1688, un homme du nom de Jean Papillon ouvrit une première fabrique de papier peint. Le concept même d'un papier peint à la main, ou au pochoir, se trouva alors invalidé par cette nouvelle méthode de production. Malgré cette avancée mécanique, la France, pendant toute la première moitié du 18e siècle, continua toutefois à faire appel à des artistes pour la confection de ses papiers muraux. on garnissait alors les murs non plâtrés de planches à feuillures assez minces, que l'on tendait ensuite de toile à fromage avant de les recouvrir du papier peint.


Domino.Collection Musée du papier peint de Rixheim.

C'est Jean-Baptiste Réveillon, à partir de 1753, qui amena l'art du papier peint à un niveau plus élevé. Non seulement il en révolutionna la fabrication mais en plus, il en démocratisa l'usage. Il y eut désormais trois types de papier pour trois types de clientèle : les papiers luxueux pour lesquels on mettait à contribution autour de quatre-vingt planches de production et que seuls les riches pouvaient s'offrir ; les papiers communs qui ne nécessitaient que huit planches et que l'on vendaient chez les bourgeois ; et enfin un papier ordinaire, sur lequel une seule couleur était imprimée et que l'on destinait à la populace.
Le papier peint s'imprimait au départ feuille par feuille.

Les Anglais, de leur côté, avaient mis au jour une technique de fabrication en rouleaux (la technique du "rabotage" permet d'obtenir des rouleaux de 10 mètres en collant 24 feuilles de papier entre elles. Il ne reste plus qu'à imprimer l'ensemble pour obtenir du papier peint). et d'impressions en détrempe pour leur wallpaper. Évidemment, les Français se firent un devoir de la maîtriser presque aussitôt car, la passion du papier peint, loin de décliner, connaissait à ce moment une effervescence sans précédent. Sous Louis XVI, Turgot donna la médaille d'or du l'Industrie à Réveillon qui devint le fournisseurde " papier a tapisser" du roi du France et de sa Cour. Les émeutes de la Révolution commenèrent le 28 avril 1789, par le sac de la Manufacturede Réveillon, bien innocent pourtant des malheurs de son temps.


La Révolution Française et ses nouveaux riches donnèrent dans la tendance du papier peint avec un enthousiasme incroyable. Si bien qu'une méga fabrique vit le jour à Rixheim, en Haute Alsace, et permit à la France de rester l'un des plus grands producteurs de papier peint d'Europe jusqu'à la fin du 19e siècle.

La plupart des grands décorateurs de l'époque, les tapissiers comme les peintres, firent l'éloge du bon goût créée par l'effet des papiers imprimés. De plus, grâce à la machinerie qui assurait sa fabrication, on le distribua de plus en plus facilement et pour un coût de moins en moins cher. Par ailleurs, la mode du papier peint panoramique fit sensation. Les grands paysages ou les scènes rupestres remplacèrent, d'une certaine façon, l'usage des fresques peintes. Chacun put dorénavant se donner l'impression d'un décor de riche à peu de frais. Cette forme de décoration murale, spécifiquement française, était conforme au goût du temps pour le plein air et le pittoresque. Changeant l'intérieur en extérieur, le panoramique lance l'imagination à travers paysages, récits mythologiques, relations de voyages, romans à succès?


Décor panoramique.Musée du papier peint de Rixheim.

Ces décors qui déroulaient, en continu sur toute la surface des murs, scènes historiées et paysages portaient alors le nom de "tableaux-paysages" ou "tableaux-tentures" ou encore "paysages coloriés". Le terme de panoramique est récent. Venus très probablement de la tradition des papiers chinois, peints à la main, utilisés au XVIIIème siècle pour les paravents, ils renouvellent complètement le genre dans les premières années du XIXème siècle : en effet, d'une part ils utilisent la technique de l'impression à la planche, et non celle de la peinture, d'autre part on passe d'une structure verticale, où le motif est enfermé dans un cadre, à une structure horizontale, où cadrage et répétition du motif disparaissent pour donner l'impression d'une vision totale.

Au XIXème siècle on commença à fabriquer et utiliser le papier continu.

Au Début du XXe siècle fleurs et papiers de ?style? dominent la marché : l?Art nouveau autour de 1900 et l?Art Déco autour de 1925 ne renouvellent que partiellement la production.

Dans les années 30, sous l?influence de Bauhaus et Le Corbusier se généralisent les papiers peints à simple effet de matière.

Aujourd'hui, le papier peint revient en force. Se déclinant en papier texturé (imitant le bois, la brique, la céramique, etc.), en papier floqué (aspect velours), en papier à texture à relief (ils sont à peindre) ou encore en papier métallisé (aspect métallique), les papiers peints sont tout indiqués pour créer l'ambiance qui convient à une pièce.

Processus de fabrication d?un papier peint

1. Une esquisse est réalisée soit dans l?atelier de dessin de l?entreprise, soit par un dessinateur indépendant.Une fois l?esquisse approuvée par la Direction de la manufacture, le dessin passe entre les mains des dessinateurs industriels qui l?adaptent au mode d?impression retenu.


Avril.Esquisse de papier peint.A.E.Fragonard.

2. Ces dessinateurs industriels établissent la marche des couleurs, décomposent le motif en fonction de cette dernière et exécutent, ou font exécuter, les relevés de gravure (un typon ou un calque par couleur), adaptés aux normes du système d?impression choisi.

Il s'agit bien d'esquisses et non pas de maquettes, terme textile inadapté au papier peint. En effet, dans le monde du papier peint, le terme "maquette" désigne la gravure ou la photographie donnant une vue d?ensemble du papier peint afin d?en favoriser la vente.

3.Un papier peint est traditionnellement composé :
- D?un support, le papier,. Ce papier, papier chiffon à l?origine, fut d?abord utilisé en feuilles, puis rabouté par collage de 24 feuilles entre elles, puis continu à partir des années 1830 lors de l?adoption du papier de fabrication et de pâte mécaniques, et enfin, depuis peu, est apparu le non-tissé qui présente des avantages de pose indéniables.

-Le deuxième composant est la couleur dont la nature évolue selon les époques : colorants d?origine animale, minérale, végétale puis chimique avec l?apparition des colorants de synthèse.

-Le troisième composant est une charge, à l?origine du blanc de Meudon.

-Le quatrième composant, enfin, est un liant qui fut bien souvent dans les premiers temps une colleanimale, le plus souvent de la colle de peau de lapin.
Mention doit être faite des encres utilisées dans la dominoterie et les papiers peints les plus anciens, des pigments métalliques tels l?argent, le cuivre et l?or, ou des pigments minéraux comme, par exemple, les paillettes de mica au début du XIXe siècle. Mention doit être faite encore des feuilles d?or ou d?argent appliquées sur le papier peint, de la poudre de laine, naturelle ou artificielle, qui a généré tontisses,veloutines et floqués, des impressions à l?huile ou à l?essence, sans oublier toute la gamme des PVCemployés dans la seconde moitié du XXe siècle et encore de nos jours.

4.Enfin,oeuvre multiple, le papier peint l?est par ses techniques d?impression :


Machine à imprimer
Collection Musée du papier peint de Rixheim
Photographie : Philippe Ketterer - Musées Sans Frontières



- Impression en taille douce


medaillon Motifs mythologiques. Imprimé en taille-douce sur papier brossé en orange. Fin XVIIIème
Manufacture Arthur et Robert.Musée de Rixheim.

- Impression à la planche de bois:


Table d'impression à la planche.XIXème.Musée de Rixheim

Chaque lé est foncé : une couleur de fond est appliquée avec régularité à l'aide de larges brosses sur toute la longueur du lé. Vient ensuite l'impression proprement dite, à l'aide de planches de bois, gravées en relief. L'impression est produite par pression de la planche, préalablement enduite de couleur, sur le papier. Chaque planche imprime une seule couleur. De petits picots de métal, plantés sur les bords de la planche, servent de point de repère pour que les couleurs ne se chevauchent pas lorsque l'imprimeur déplace la planche sur toute la longueur du rouleau. Chaque lé reçoit successivement toutes les couleurs

- Impression au cylindre



- Impression au cadre

- Impression au pochoir

- Parties peintes à la main.


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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Mar 22 Fév - 7:57

Ecorceur(euse)
Celui ou celle qui écorce les arbres.


Ecorceur de Chênes et de Châtaigners



Dans certaines regions on récoltait les écorces de chènes ou de châtaigners; elles étaient destinéés à la fabrication de tanins utilisés dans le tannage des peaux.

Voir le site:

http://www.patrimoinedumorvan.org/metiers/Ecorceur.html

Ecorceur de Chêne-liège.

Le Chêne-liège est présent en Méditerranée Occidentale depuis plus de 60 millions d'années. Cependant, les fortes variations climatiques et anthropiques de cette longue période ont réduit considérablement son aire de répartition.


chêne liège centenaire


Les hommes ont très rapidement appris à extraire et à utiliser son écorce : le liège, dont les diverses propriétés avaient déjà été découvertes sous la Rome antique, on en a même retrouvé des traces en Egypte.
C'est à partir du 17e siècle, période à laquelle l'industrie du verre fit un bond en avant (découverte de l'utilisation de bouteilles en verre pour la fabrication des vins mousseux par le moine bénédictin Dom Pérignon), que l'industrie du liège connue sa première véritable envolée. En effet, le bouchon de liège s'est alors révélé être le meilleure matière pour la conservation des vins.

Le liège est l'écorce d'une variété de chêne liège qui a la propriété de reconstituer son écorce au rythme de 1 à 10 mm par an. Atteignant couramment 10 à 12 mètres de hauteur pour 1,5 à 2 mètres de circonférence, on ne le trouve que sur le pourtour du bassin méditerranéen occidental et sur la côte atlantique du fait de conditions climatiques spécifiques : beaucoup de lumière, relativement peu de pluie pour une humidité atmosphérique appréciable. Un chêne liège vit en moyenne 150 ans. Il faut attendre environ 40 ans avant de pouvoir utiliser son écorce.

on distingue le liège mâle du liège femelle :
Le liège qui se développe naturellement sur le tronc et les branches de l'arbre est appelé liège mâle. Il est susceptible d'atteindre une forte épaisseur (jusqu'à 25 ou 30 centimètres sur de très vieux individus jamais exploités), mais il se crevasse fortement en vieillissant, devient compact, siliceux, dépourvu d'élasticité, ce qui ne permet pas de l'utiliser pour fabriquer des bouchons. Ce liège doit être destiné à la trituration et n'a donc que peu voire pas de valeur. Il peut être retiré de l'arbre lorsque ce dernier a atteint une circonférence d'environ 70 centimètres à 1,30 mètres du sol, c'est à dire à un âge compris entre 30 et 40 ans, lors de l'opération appelée démasclage.


démasclage

Se développe alors une nouvelle écorce liégeuse, plus régulière, plus homogène, plus élastique et moins crevassée appelée liège de première reproduction ou liège femelle, qui sera de meilleure qualité mais ne pourra pas toujours être utilisée pour les usages les plus nobles à cause notamment de sa croûte souvent trop épaisse et crevassée.



L?écorçage du liège est une opération délicate qui consiste à séparer l?écorce femelle du chêne liège.Réalisé à la main à l?aide d?une hachette , l?écorçage ne peut avoir lieu qu?entre juin et septembre.Il ne faut pas abîmer la couche régénératrice de l?arbre afin d?assurer les récoltes futures.Le leveur a pour cela un hache spéciale, au tranchant très fin et au manche biseauté.

on distingue :
- la hache catalane au tranchant droit, utilisée en France, en Espagne et en Italie.

- la hache Portugaise au tranchant arrondi, utilisée au Portugal.


- la hache Extremeña en demi lune, utilisée en Espagne.



Si l'arbre est visuellement jugé apte à être écorcé, le leveur essaye de décoller le liège à divers endroits du tronc, au niveau des fentes naturelles du liège, pour voir si celui-ci se décolle effectivement
Le leveur réalise en premier lieu la couronne. Il fait une découpe circulaire à la hauteur souhaitée : une hausse est en général effectuée afin d'augmenter la production future de liège femelle. Le tronc est cylindrique et il faut donc découper le liège en planches
afin de faciliter à la fois le transport et la transformation. Vient alors le décollement proprement dit : le leveur utilise pour cela le manche biseauté de sa hache qu'il introduit dans les fentes préétablies, entre le liège et la mère, pour effectuer un mouvement de levier et séparer la planche du tronc, en commençant par le haut afin de la décoller sur toute sa longueur jusqu'au pied, sans la casser.



Une fois récoltées les planches doivent sécher en piles à l?air libre pendant au moins six mois avant de pouvoir être bouillies; elles connaîtront ensuite un nouveau repos d?environ quatre semaines qui leur permettra d?acquérir un maximum d?épaisseur, de souplesse et d?élasticité et les rendra propre à la transformation en bouchons.






transport à dos de mule.

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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Dim 27 Fév - 0:01




L'harengère ou poissarde avec sa c harrette





on trouve aussi dans d'autres domaines les métiers de :



La sorcellerie et autres magies comme :

le charmeur d'orages ou de feu, le sourcier, le sorcier, le coupeur de feu, le rebouteux et la cartomancienne



Ceux des jours de fêtes :

le marchand de friandises, le joueur de bonneteau, le montreur d'animaux, la chasseur de rats, le musicien des rues, le comédien ambulant, le jongleur, l'arracheur de dents et la charlalan



Pour les soins aux animaux : le berger, le tondeur de moutons, la gardeuse d'oie, le hongreur de châtreux, l'affranchisseur de bétail, l'oieleur et la marchande de mouron



et puis comme rien ne se perd et que tout se récupère, il ne faut pas oublier :

le chiffonnier des villes et rural, le ramasseur de crottes, le crieur de peaux de lapins, le mégotier ou cueilleur d'orphelins, la chapelier en vieux, le fripier, le marchand de cheveux et le sauveur d' âmes




Et voilà le rebouteux, en plein travail
Et pour l'art et la magie des doigts et des mains, vous avez :




la dentellière et les brodeuses, le sculpteur sur bois, l'horloger, le fabricant de chapelets et le cloutier


le tourneur de carrousel ou tourneur de manège

Dans un carrousel pour enfants sans moteur, personne chargée de faire tourner le manège avec sa propre force physique.












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MessageSujet: Re: personnages à découvrir : vieux métiers   Jeu 3 Mar - 6:45

Siamoiseur

Tisserand fabriquant de la siamoise.

Siamoise :Étoffe mêlée de soie et de coton, imitée, en France, de celle que portaient les ambassadeurs de Siam qui furent envoyés à Louis XIV. Siamoises bouillonnées, chaîne chanvre plein, trame coton ; siamoises guillochées, chaîne lin en couleur, trame coton, Tabl. ann. aux lett. pat. du 30 sept. 1780, Auvergne. Les fabricants de siamoises et de mouchoirs, de la généralité de Rouen, Lett. pat. du 28 févr. 1782.

Et non pas- comme je l’ai déjà vu- déformation de chamoiseur (Ouvrier qui prépare les peaux de chamois ou qui donne à d'autres peaux la façon de la peau de chamois.)
Ce serait plutôt le contraire qui se produirait…….


(Mémoires de la Société nationale des antiquaires de France.vol 10.)


Tondeur de drap

métier historique du textile consistant à lustrer et lisser les étoffes et les draps pour les rendre plus unis et plus ras (tondage). Ce travail était effectué à l'aide de ciseaux d'un poids de 18 Kg. Les premières machines de tondage sont apparues vers 1820.



Epinceteuse

Vu en p111 à épotoyeuse (variante languedocienne)

Retordeur

Celui qui retordait les fils avec un moulin à bras.


Retordeur à domicile.


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